Comprendre défiscalisation et contrats d'assurance
Le mot défiscalisation recouvre des réalités très différentes : certaines économies d'impôt sont définitives, d'autres ne sont qu'un report, et beaucoup de montages présentés comme avantageux comportent des risques que l'on ne voit qu'après coup.
GIEA Paris 16 est courtier en assurance. Nous expliquons et chiffrons l'effet fiscal des contrats que nous distribuons — plan d'épargne retraite, prévoyance des indépendants, assurance-vie — dans le cadre de règles connues. Nous ne pratiquons pas le conseil fiscal : votre situation se valide avec votre expert-comptable ou votre conseil, avec qui nous échangeons volontiers.
Accompagnement au cabinet à Paris 16 ou en visioconférence dans toute la France.
Être rappelé
Le PER : une déduction à l'entrée, une imposition à la sortie
Les versements volontaires sur un plan d'épargne retraite peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel. Ce plafond figure sur votre avis d'imposition, et les montants non utilisés les années précédentes peuvent être reportés.
L'économie dépend directement de votre taux marginal d'imposition : plus il est élevé, plus la déduction pèse. À l'inverse, pour un foyer peu ou pas imposé, l'intérêt de la déduction est limité.
C'est un différé d'impôt, pas une exonération : à la sortie, le capital correspondant aux versements déduits est soumis à l'impôt sur le revenu, et les gains à la fiscalité des revenus du capital. L'épargne est en principe bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, dont l'achat de la résidence principale.
Indépendants : la prévoyance et la retraite déductibles
Les travailleurs non salariés peuvent déduire de leur bénéfice imposable, dans des limites fixées par la loi, les cotisations de certains contrats de prévoyance (dits Madelin) et leurs versements sur un PER. Ces plafonds sont spécifiques aux indépendants et généralement plus larges que ceux des salariés.
Une prévoyance bien construite protège d'abord le revenu en cas d'arrêt de travail ; l'avantage fiscal vient en complément, il ne doit pas dicter le niveau des garanties.
L'assurance-vie : une fiscalité douce, pas une réduction d'impôt
Verser sur une assurance-vie ne réduit pas l'impôt de l'année. Son intérêt fiscal tient à deux choses : les gains ne sont imposés qu'au moment d'un rachat, et seulement sur la part de gains qu'il contient ; après huit ans, un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune) s'applique à ces gains.
Elle offre aussi un cadre de transmission propre, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.
Les erreurs fréquentes
La recherche d'une économie d'impôt conduit régulièrement à des décisions que l'on regrette.
- Verser sur un PER une épargne dont on aura besoin avant la retraite
- Oublier que la déduction d'aujourd'hui sera imposée à la sortie
- Choisir un contrat pour l'avantage fiscal sans regarder ses frais
- Souscrire en fin d'année dans l'urgence, sans comparer
- Ignorer les plafonds non utilisés des années précédentes figurant sur l'avis d'imposition
Ce qui sort de notre périmètre
Les dispositifs d'investissement immobilier, les souscriptions au capital de PME, les fonds d'investissement de proximité ou les investissements outre-mer ne relèvent pas du courtage en assurance : nous ne les recommandons pas. Si vous les envisagez, un professionnel habilité et votre expert-comptable sont les bons interlocuteurs.
Les avantages
Règles expliquées
Ce qui est déduit, ce qui est différé, ce qui est imposé à la sortie.
Chiffrage selon votre TMI
L'effet réel d'un versement sur votre impôt.
Épargne utile d'abord
L'avantage fiscal ne justifie jamais un mauvais placement.
Coordination
Échange avec votre expert-comptable quand c'est utile.
Contrats comparés
Frais et supports passés au crible avant de souscrire.
Pas de montage risqué
Nous restons dans le cadre des contrats d'assurance.
À qui s'adresse ce service ?
- Salariés et cadres dont le taux marginal d'imposition est élevé
- Travailleurs non salariés et professions libérales
- Dirigeants souhaitant préparer leur retraite
- Épargnants qui veulent comprendre avant de signer
Questions fréquentes
Quel est le plafond de déduction du PER ?
Il dépend de vos revenus professionnels et de votre statut (salarié ou indépendant). Le montant disponible figure sur votre avis d'imposition, plafonds non utilisés des années précédentes compris.
Le PER fait-il vraiment économiser de l'impôt ?
Il le diffère. Les versements déduits réduisent l'impôt de l'année, mais le capital correspondant est imposé à la sortie. L'opération est d'autant plus intéressante que votre taux marginal d'imposition à l'entrée est supérieur à celui que vous aurez à la retraite.
L'assurance-vie réduit-elle mes impôts ?
Pas l'année du versement. Elle offre une fiscalité allégée sur les gains, imposés seulement lors d'un rachat, avec un abattement annuel après huit ans, ainsi qu'un cadre de transmission spécifique.
Faites-vous du conseil fiscal ?
Non. Le cabinet est courtier en assurance. Nous expliquons l'effet fiscal des contrats d'assurance selon les règles en vigueur ; la validation de votre situation personnelle relève de votre expert-comptable ou de votre conseil fiscal.
Proposez-vous du Girardin ou des investissements immobiliers défiscalisants ?
Non, ces dispositifs ne relèvent pas du courtage en assurance. Nous nous limitons aux contrats que nous sommes habilités à distribuer.
