GIEA Paris 16

Prévoyance

Protégez vos revenus et votre famille face aux aléas de la vie.

Comprendre la prévoyance

La prévoyance couvre le seul risque qu'aucune épargne ne rattrape : la disparition de vos revenus. Arrêt de travail prolongé, invalidité, décès — trois situations où les charges continuent de courir alors que les encaissements s'arrêtent.

Le régime obligatoire et les contrats collectifs constituent un socle, pas un maintien de niveau de vie. Ils sont plafonnés, souvent assortis d'un délai d'attente de plusieurs semaines, et ils cessent avec le contrat de travail. Pour un indépendant ou une profession libérale, l'écart avec la réalité des charges fixes est considérable.

Notre travail consiste d'abord à chiffrer ce que vous percevriez réellement dans trois scénarios — un arrêt de trois mois, une invalidité durable, un décès — puis à comparer ce montant à vos charges incompressibles. La recommandation vient ensuite, et se limite à combler l'écart constaté. Nos rendez-vous se tiennent dans nos bureaux du seizième arrondissement.

Être rappelé

Les risques couverts

Incapacité de travail

Indemnités journalières en cas d'arrêt maladie ou accident pour compenser la perte de revenus.

Invalidité

Capital ou rente en cas d'invalidité permanente pour maintenir votre niveau de vie.

Décès

Capital décès et rente éducation pour protéger votre famille financièrement.

Quand on est indépendant, on est son propre filet de sécurité

Un salarié qui tombe malade voit son salaire maintenu, au moins partiellement, par son employeur puis par la Sécurité sociale. Un indépendant, lui, voit son chiffre d'affaires s'arrêter le jour même. Les charges, elles, continuent : loyer du cabinet, cotisations, crédit professionnel, salaires éventuels, et bien sûr les dépenses du foyer.

C'est pour cette raison que la prévoyance est, de loin, le contrat le plus structurant pour un travailleur non salarié — davantage que la mutuelle, davantage que le PER. La mutuelle rembourse des soins ; la prévoyance remplace un revenu qui a disparu. L'une gère des dépenses de quelques dizaines ou centaines d'euros, l'autre couvre le risque de ne plus rien encaisser pendant six mois, deux ans, ou définitivement.

Nous constatons pourtant l'inverse dans la plupart des situations que nous auditons : la mutuelle est soignée, comparée, renégociée, tandis que la prévoyance a été souscrite à la va-vite au démarrage de l'activité, souvent au guichet de la banque qui accordait le prêt professionnel, et jamais relue depuis. Entre-temps, le revenu a doublé, un enfant est né, un crédit immobilier a été signé. Le contrat, lui, est resté calé sur la situation d'il y a dix ans.

Le premier réflexe utile n'est donc pas de souscrire, mais de relire. Trois chiffres suffisent à savoir si votre couverture tient encore : le montant des indemnités journalières prévues, le délai au bout duquel elles commencent à être versées, et le capital décès garanti à vos proches.

Ce que verse réellement votre régime obligatoire

La couverture de base existe, mais elle a été conçue comme un socle, pas comme un maintien de niveau de vie. Ses deux limites structurelles sont toujours les mêmes : un plafonnement, et un délai avant versement.

Pour un artisan, un commerçant ou un dirigeant affilié au régime des indépendants, les indemnités journalières se calculent sur la moyenne des revenus des trois dernières années, dans la limite d'un plafond, et après un délai de carence. Deux conséquences en découlent, rarement anticipées. D'abord, un revenu élevé n'est couvert qu'à hauteur du plafond : au-delà, la chute est intégrale. Ensuite, une activité récente ou une année blanche tire la moyenne vers le bas, et donc l'indemnité aussi.

Pour une profession libérale, la logique diffère encore et joue souvent en défaveur du praticien. Les premiers mois d'arrêt relèvent d'un dispositif d'indemnités journalières, tandis que les caisses autonomes de retraite — celles des médecins, des chirurgiens-dentistes, des auxiliaires médicaux, des avocats — n'interviennent en général qu'après un délai d'attente prolongé, fréquemment de l'ordre de quatre-vingt-dix jours selon les régimes.

Un arrêt de trois mois est un scénario ordinaire : une fracture, une intervention chirurgicale, une grossesse pathologique, un épuisement professionnel. C'est précisément la durée pendant laquelle un libéral peut se retrouver avec des prestations très faibles, voire nulles, alors que ses charges fixes tournent à plein régime.

Le raisonnement à tenir n'est donc pas « suis-je couvert ? » — vous l'êtes toujours un peu — mais « à partir de quel jour, à quelle hauteur, et pendant combien de temps ? ».

Les règles varient sensiblement d'une caisse à l'autre et évoluent régulièrement. Nous partons systématiquement de vos attestations et du règlement de votre régime, jamais d'un cas général.

La franchise : le curseur qui fait le prix du contrat

La franchise est le nombre de jours d'arrêt qui s'écoulent avant que l'assureur ne commence à indemniser. C'est le paramètre le plus déterminant du contrat, et celui sur lequel se jouent la plupart des mauvaises surprises comme la plupart des économies intelligentes.

Elle se choisit couramment à quinze, trente, soixante ou quatre-vingt-dix jours, et son effet sur la cotisation est considérable : plus la franchise est courte, plus le contrat coûte cher, parce que l'assureur prend en charge les arrêts courts, qui sont les plus fréquents.

L'erreur symétrique se rencontre dans les deux sens. Certains paient une franchise de quinze jours dont ils n'ont pas besoin, parce qu'ils disposent d'une trésorerie personnelle capable d'absorber un mois sans revenu. D'autres, à l'inverse, ont retenu quatre-vingt-dix jours pour alléger la cotisation, sans mesurer qu'ils ne percevraient rien pendant trois mois — ni de leur caisse, ni de leur assureur.

Le bon réglage se déduit d'une question simple et concrète : combien de mois votre foyer et votre activité peuvent-ils tenir sans le moindre encaissement ? La réponse donne la franchise. Elle doit aussi s'articuler avec le délai d'intervention de votre régime obligatoire : caler la franchise du contrat sur le moment exact où la caisse cesse — ou tarde — à verser, c'est éviter à la fois le trou de couverture et la double indemnisation payée pour rien.

Un détail technique mérite d'être vérifié dans les conditions générales : la distinction entre franchise en cas de maladie et franchise en cas d'accident, souvent plus courte pour la seconde, ainsi que le caractère continu ou discontinu de l'arrêt pour les pathologies à rechutes.

  • Franchise courte (15 à 30 jours) : cotisation plus élevée, adaptée à une trésorerie tendue ou à des charges fixes lourdes
  • Franchise longue (60 à 90 jours) : cotisation allégée, à réserver aux profils disposant d'une réserve de trésorerie réelle
  • Vérifier la franchise spécifique aux accidents, souvent plus favorable que celle prévue pour la maladie
  • Vérifier le traitement des rechutes et des arrêts fractionnés, sujet fréquent de litige
  • Aligner la franchise sur le délai d'intervention effectif de votre caisse pour éviter le trou de couverture

Forfaitaire ou indemnitaire : le piège le plus coûteux

Deux contrats peuvent afficher la même indemnité journalière et ne rien verser de comparable le jour du sinistre. Tout dépend d'une mention discrète des conditions générales : le caractère forfaitaire ou indemnitaire de la garantie.

Un contrat forfaitaire verse le montant souscrit, sans autre condition que la reconnaissance de l'arrêt. Vous avez souscrit une indemnité journalière donnée, vous la percevez.

Un contrat indemnitaire, lui, ne verse que ce qui est nécessaire pour compenser la perte de revenu réellement subie, dans la limite du montant souscrit. L'assureur reconstitue votre revenu au moment du sinistre, déduit les prestations versées par votre régime obligatoire, et ajuste son indemnité en conséquence.

La différence devient brutale dans deux situations très courantes chez les indépendants. Première situation : votre revenu a baissé depuis la souscription — année creuse, congé parental, changement de mode d'exercice. Vous cotisez toujours sur le montant initial, mais vous serez indemnisé sur le revenu récent, plus faible. Vous payez pour une garantie que vous ne toucherez jamais. Seconde situation : vous détenez deux contrats, pensant cumuler deux indemnités. En indemnitaire, le cumul est plafonné à la perte réelle : la seconde cotisation ne produit aucun droit supplémentaire.

Nous rencontrons régulièrement des indépendants qui cotisent depuis des années sur une base devenue sans rapport avec leur situation. C'est le premier point que nous vérifions lors d'un audit, et c'est souvent celui qui permet soit de réduire une cotisation inutile, soit d'éviter un effondrement de revenus le jour où le contrat devait servir.

Invalidité : tout dépend du barème retenu

L'incapacité est temporaire : vous êtes arrêté, puis vous reprenez. L'invalidité est la séquelle durable, celle qui réduit définitivement votre capacité à travailler. C'est le risque le plus lourd financièrement, et celui dont les contrats parlent le moins clairement.

Le taux d'invalidité retenu, qui commande le montant de la rente, ne se lit jamais de la même façon d'un contrat à l'autre. Certains raisonnent en invalidité fonctionnelle : votre capacité à accomplir les gestes de la vie courante. D'autres appliquent un barème croisé, qui combine l'atteinte fonctionnelle et la perte de capacité à exercer votre profession. D'autres enfin, les plus protecteurs, retiennent l'invalidité professionnelle stricte : l'incapacité à exercer votre métier, indépendamment de votre aptitude à en exercer un autre.

Cette distinction est décisive pour tous les métiers de précision ou de contact, largement représentés dans notre arrondissement : chirurgien-dentiste, kinésithérapeute, chirurgien, ostéopathe, infirmier libéral, mais aussi artisan d'art ou professionnel du bâtiment. Une atteinte durable d'une main peut laisser un taux fonctionnel modeste tout en rendant l'exercice du métier strictement impossible. Avec un barème fonctionnel, la rente sera dérisoire ; avec une clause d'invalidité professionnelle, elle correspondra à la réalité de la perte.

Deux autres seuils méritent une lecture attentive. Le taux d'entrée en garantie, d'abord : beaucoup de contrats ne versent rien en dessous d'un certain taux, et n'indemnisent que partiellement en dessous d'un second. Le maintien de la rente ensuite : jusqu'à quel âge est-elle servie, et bascule-t-elle correctement en relais des prestations retraite ?

C'est sur ce point que se mesure la qualité réelle d'un contrat de prévoyance, bien plus que sur la comparaison des cotisations mensuelles.

  • Barème fonctionnel : mesure l'atteinte dans la vie courante, souvent défavorable aux métiers manuels et médicaux
  • Barème croisé : combine atteinte fonctionnelle et perte de capacité professionnelle
  • Invalidité professionnelle : évalue l'impossibilité d'exercer votre métier, la formule la plus protectrice
  • Taux d'entrée en garantie : seuil en dessous duquel rien n'est versé, à vérifier ligne à ligne
  • Âge limite de versement de la rente et articulation avec la retraite

Exclusions et questionnaire médical : là où les contrats se jouent

Deux catégories d'exclusions reviennent dans la quasi-totalité des contrats du marché, et ce sont précisément les deux premières causes d'arrêt de travail durable en France : les affections du dos et les troubles psychiques.

Elles ne sont pas toujours exclues purement et simplement. Le plus souvent, elles sont soumises à condition : indemnisation subordonnée à une hospitalisation, à une intervention chirurgicale, ou limitée à une durée réduite. Certains assureurs proposent le rachat de ces restrictions, moyennant une majoration de cotisation. Pour un professionnel exposé — praticien qui exerce debout, métier de bureau soumis à forte pression, profession médicale — ce rachat est fréquemment le meilleur euro dépensé du contrat.

Le questionnaire médical, ensuite, engage plus qu'on ne le croit. Une déclaration inexacte peut entraîner une réduction proportionnelle de l'indemnité, voire la nullité pure et simple du contrat lorsque la mauvaise foi est établie. Autrement dit : des années de cotisations versées pour un contrat qui ne servira rien au moment décisif.

Notre position sur ce point est constante : on déclare tout, y compris ce qu'on juge sans importance. Un antécédent déclaré donne au pire lieu à une exclusion ciblée ou à une surprime ; le même antécédent tu compromet l'ensemble de la garantie. En cas de risque aggravé, il existe par ailleurs des solutions, des assureurs spécialisés, et parfois une simple attente après stabilisation d'une pathologie.

Enfin, un contrat de prévoyance n'est pas figé. Une reprise de sport, un changement de mode d'exercice, une nouvelle situation familiale sont autant de motifs de réexamen. Un contrat que personne ne relit pendant dix ans finit toujours par diverger de la vie de celui qui le paie.

Nous intervenons en qualité de courtier en assurance : nous analysons, comparons et souscrivons des garanties. Les questions strictement médicales relèvent de votre médecin, les questions fiscales de votre expert-comptable.

Déduire ses cotisations en Madelin : l'arbitrage complet

Un travailleur non salarié peut déduire ses cotisations de prévoyance de son bénéfice imposable, dans les limites prévues par le dispositif dit Madelin. L'avantage est immédiat et proportionnel à la tranche marginale d'imposition : plus vous êtes imposé, plus la déduction allège le coût réel du contrat.

La contrepartie est systématiquement passée sous silence au moment de la souscription : lorsque les cotisations ont été déduites, les indemnités journalières et les rentes perçues sont imposables. Vous déduisez aujourd'hui, vous êtes imposé le jour du sinistre.

Cela ne rend pas le dispositif défavorable — il l'est rarement pour un contribuable fortement imposé — mais cela change le dimensionnement du contrat. Souscrire une indemnité journalière correspondant exactement à votre revenu net habituel revient, en Madelin, à se retrouver avec un revenu net inférieur pendant l'arrêt, une fois l'impôt appliqué. Le montant garanti doit être calibré en tenant compte de cette fiscalité de sortie, sinon la couverture est structurellement insuffisante au moment où elle sert.

À l'inverse, un contrat souscrit hors Madelin ne procure aucune déduction, mais les prestations perçues échappent à l'imposition dans les conditions propres à ce cadre. Pour un indépendant faiblement imposé, ou pour la part de garantie destinée à couvrir des charges déjà déductibles par ailleurs, l'option non déductible mérite d'être examinée.

Un dernier point pratique : les cotisations de prévoyance, de santé et de retraite Madelin relèvent de plafonds distincts. Les traiter comme une enveloppe unique conduit à des réintégrations lors du contrôle de la liasse. Nous préparons le détail poste par poste pour que votre expert-comptable puisse le reprendre sans reconstitution.

Salarié ou dirigeant assimilé : ce que l'entreprise couvre vraiment

Être couvert par un contrat collectif ne dispense pas d'en connaître les limites, et elles sont de trois ordres.

La première est le plafonnement. Les garanties collectives s'expriment le plus souvent en tranches de rémunération, et la couverture des tranches supérieures est très inégale selon les accords. Un cadre dont le revenu dépasse nettement le plafond de la Sécurité sociale découvre fréquemment que la partie la plus élevée de sa rémunération est la moins bien protégée — alors que c'est elle qui finance le train de vie et les crédits.

La deuxième tient au statut des cadres : les entreprises doivent affecter une cotisation minimale de 1,50 % de la première tranche de rémunération à la prévoyance, en priorité au risque décès. C'est un socle, pas une couverture complète de l'incapacité et de l'invalidité, et il est souvent présenté comme tel à tort.

La troisième est la plus brutale : la couverture collective cesse avec le contrat de travail, sous réserve des mécanismes de portabilité temporaire. Un départ en création d'entreprise, une rupture conventionnelle, un passage en indépendant, et la protection s'éteint au moment précis où le revenu devient le plus fragile. Les dirigeants assimilés salariés — présidents de SAS, gérants minoritaires — sont particulièrement concernés : ils croient bénéficier du régime des salariés alors que leur couverture prévoyance dépend entièrement de ce que la société a effectivement mis en place pour eux.

L'examen utile consiste à additionner ce que verseraient réellement le régime obligatoire et le contrat collectif en cas d'arrêt long, puis à comparer ce total à vos charges incompressibles. L'écart, s'il existe, est exactement ce qu'un contrat individuel doit venir combler — ni plus, ni moins.

Protéger sa famille : capital décès, rente éducation, rente de conjoint

Le volet décès d'un contrat de prévoyance répond à une question que personne n'aime formuler : si mes revenus disparaissent définitivement, de quoi mon foyer dispose-t-il, et pendant combien de temps ?

Trois garanties se combinent. Le capital décès, versé en une fois, sert d'abord à solder les dettes et à donner du temps. La rente éducation, versée jusqu'à la fin des études des enfants, sécurise un budget scolarité souvent lourd — un point loin d'être anecdotique dans le seizième arrondissement, où la scolarité privée et les études supérieures pèsent durablement sur le budget familial. La rente de conjoint, enfin, compense la perte de revenu du foyer dans la durée, et non seulement au moment du décès.

Le dimensionnement du capital ne relève pas de l'intuition. Une méthode simple donne un ordre de grandeur solide : additionner le capital restant dû sur les crédits non couverts, le coût prévisible des études des enfants, et deux à trois années de revenus pour absorber le choc et permettre une réorganisation. Ce que couvre déjà l'assurance emprunteur du prêt immobilier vient en déduction — la double couverture est fréquente et coûteuse.

La clause bénéficiaire mérite ici la même attention que sur un contrat d'assurance-vie. Elle doit désigner sans ambiguïté, être adaptée aux situations de couple non marié, de PACS ou de famille recomposée, et être relue après tout changement de situation. Nous voyons encore des clauses désignant un ex-conjoint, des années après une séparation.

Les capitaux issus d'un contrat de prévoyance sont versés au bénéficiaire désigné selon des règles fiscales propres, qui dépendent de la nature du contrat et de l'âge auquel les cotisations ont été versées. C'est un sujet à instruire avec votre notaire lorsqu'il s'inscrit dans une stratégie successorale plus large.

  • Capital décès : solder les crédits non couverts et donner du temps au foyer
  • Rente éducation : sécuriser la scolarité et les études des enfants jusqu'à leur terme
  • Rente de conjoint : compenser la perte de revenu dans la durée, pas seulement à l'instant du décès
  • Déduire ce que couvre déjà l'assurance emprunteur pour éviter une double cotisation
  • Relire la clause bénéficiaire après tout mariage, divorce, PACS ou naissance

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent

À force d'auditer des contrats existants, les mêmes défauts reviennent, et ils sont presque toujours réparables sans changer d'assureur.

La confusion entre mutuelle et prévoyance vient en tête. Beaucoup d'indépendants nous disent être « bien couverts » en désignant leur complémentaire santé. Elle rembourse des soins ; elle ne verse pas un centime le jour où l'activité s'arrête. Ce sont deux contrats, deux logiques, deux budgets.

Vient ensuite le contrat calé sur une situation périmée : indemnité journalière fixée au démarrage de l'activité, jamais réévaluée alors que le revenu a doublé, ou maintenue à un niveau élevé alors que le revenu a baissé — avec, en contrat indemnitaire, une cotisation payée pour rien.

Troisième défaut classique : la franchise mal calée sur le régime obligatoire, qui crée un trou de plusieurs semaines pendant lequel plus personne ne verse rien. C'est l'ajustement le plus rapide à opérer et souvent le plus décisif.

Enfin, le capital décès sous-dimensionné au regard des crédits en cours, et la clause bénéficiaire jamais relue depuis la souscription.

Notre méthode ne varie pas : nous partons de vos contrats existants et de vos attestations de régime obligatoire, nous chiffrons ce qui serait réellement versé dans trois scénarios — un arrêt de trois mois, une invalidité durable, un décès — et nous comparons à vos charges incompressibles. La recommandation vient après, et elle se limite à combler les écarts constatés. Nos rendez-vous se tiennent dans nos bureaux du seizième arrondissement, avec l'interlocuteur qui suivra ensuite votre dossier.

Les avantages

Maintien de revenus

Percevez des indemnités en cas d'arrêt de travail.

Capital invalidité

Protection financière en cas d'invalidité.

Capital décès

Protégez vos proches financièrement.

Rente éducation

Assurez l'avenir de vos enfants.

Exonération de primes

En cas d'invalidité, les primes peuvent être prises en charge.

Garanties modulables

Adaptez votre couverture à votre évolution.

Pour qui ?

À qui s'adresse la prévoyance ?

  • Salariés souhaitant compléter leur couverture employeur
  • Travailleurs indépendants et professions libérales
  • Chefs d'entreprise
  • Parents de famille

Un conseiller dédié

Nos experts analysent votre situation et vous proposent les solutions les plus adaptées à vos objectifs de protection.

Questions fréquentes

Ma prévoyance employeur suffit-elle ?

Rarement pour un cadre ou un dirigeant. Les garanties collectives s'expriment en tranches de rémunération et couvrent souvent mal la partie du revenu qui dépasse le plafond de la Sécurité sociale — celle qui finance précisément le train de vie et les crédits. Elles cessent par ailleurs avec le contrat de travail, sous réserve d'une portabilité temporaire.

Quelle différence entre incapacité et invalidité ?

L'incapacité est temporaire : vous êtes en arrêt de travail, puis vous reprenez, et l'assureur verse des indemnités journalières. L'invalidité est la séquelle durable qui réduit définitivement votre capacité à travailler ; elle donne lieu à une rente dont le montant dépend du taux retenu par le contrat.

Quelle franchise choisir pour un contrat de prévoyance ?

Celle qui correspond au nombre de mois que votre foyer et votre activité peuvent tenir sans encaissement, et qui prend le relais au moment exact où votre régime obligatoire cesse — ou tarde — à verser. Une franchise de 15 jours coûte nettement plus cher qu'une franchise de 90 jours : la payer sans en avoir besoin est aussi coûteux que découvrir trois mois sans aucun revenu.

Qu'est-ce qu'un contrat indemnitaire, et pourquoi est-ce important ?

Un contrat forfaitaire verse le montant souscrit. Un contrat indemnitaire ne verse que la perte de revenu réellement subie, dans la limite du montant souscrit, après déduction des prestations du régime obligatoire. Conséquence : si votre revenu a baissé depuis la souscription, vous cotisez sur une base que vous ne toucherez jamais ; et deux contrats indemnitaires ne se cumulent pas au-delà de la perte réelle.

Les problèmes de dos et les troubles psychiques sont-ils couverts ?

Ce sont les deux restrictions les plus répandues du marché, alors qu'il s'agit des premières causes d'arrêt long. Elles sont souvent conditionnées à une hospitalisation ou à une intervention, ou limitées dans leur durée. Beaucoup d'assureurs proposent le rachat de ces restrictions moyennant une majoration : pour un praticien ou un métier exposé, c'est fréquemment l'option la plus rentable du contrat.

Un travailleur indépendant est-il indemnisé dès le premier jour d'arrêt ?

Non. Le régime obligatoire applique un délai de carence, et les caisses autonomes des professions libérales n'interviennent généralement qu'après un délai d'attente prolongé, souvent de l'ordre de quatre-vingt-dix jours. Un arrêt de trois mois, scénario très ordinaire, peut donc se traduire par des prestations très faibles alors que les charges fixes continuent de courir.

Les cotisations de prévoyance sont-elles déductibles ?

Oui pour un travailleur non salarié, dans les limites du dispositif Madelin. En contrepartie, les indemnités et rentes perçues deviennent imposables. Cette fiscalité de sortie doit être intégrée au dimensionnement : une indemnité journalière calée sur votre revenu net habituel laissera, une fois imposée, un revenu inférieur pendant l'arrêt.

Quel montant de capital décès prévoir ?

Une méthode simple donne un ordre de grandeur fiable : le capital restant dû sur les crédits non couverts par une assurance emprunteur, plus le coût prévisible des études des enfants, plus deux à trois années de revenus pour absorber le choc. Ce que couvre déjà votre assurance de prêt vient en déduction, sous peine de payer deux fois la même garantie.

Prévoyance et mutuelle, est-ce la même chose ?

Non, et c'est la confusion la plus fréquente. La mutuelle rembourse des frais de soins : consultations, optique, dentaire, hospitalisation. La prévoyance remplace un revenu qui a disparu à la suite d'un arrêt de travail, d'une invalidité ou d'un décès. Être bien couvert en santé ne protège en rien contre l'arrêt de l'activité.

Prêt à protéger ce qui compte ?

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