Comment fonctionne ce simulateur d'assurance vie
Ce calculateur d'assurance vie (on parle aussi de calculette ou de calculatrice d'assurance vie) projette la valeur d'un contrat à partir de quatre données : le capital versé à l'ouverture, le versement mensuel programmé, la durée de placement (5, 8, 10, 15 ou 20 ans) et un profil de risque (prudent, équilibré ou dynamique).
Le calcul est mensuel. Chaque mois, l'épargne déjà constituée est revalorisée au taux annuel retenu divisé par douze, puis le versement du mois s'y ajoute. Au terme de la durée choisie, l'outil affiche trois résultats : le capital final estimé, le total de vos versements et la différence entre les deux, c'est-à-dire les gains potentiels.
Les hypothèses de rendement utilisées
Le simulateur applique un taux annuel constant selon le profil choisi : 2,5 % pour le profil prudent, 3,5 % pour le profil équilibré et 5 % pour le profil dynamique. Ce sont des hypothèses de calcul conventionnelles, destinées à comparer des scénarios entre eux. Ce ne sont ni des rendements constatés, ni des rendements promis.
Dans la réalité, le rendement d'un fonds euros est fixé chaque année par l'assureur et varie d'un contrat à l'autre. Les unités de compte (actions, obligations, immobilier) n'offrent aucune garantie en capital : leur valeur peut baisser, et une année négative est possible.
Ce que le calcul ne prend pas en compte
Le résultat est un montant brut. Il ne déduit ni les frais sur versements, ni les frais de gestion annuels du contrat, ni les prélèvements sociaux, ni l'impôt sur le revenu dû en cas de rachat. Il suppose aussi un rendement identique chaque année, ce qui n'arrive jamais sur des supports en unités de compte. Pour un ordre de grandeur net, il faut retrancher ces frais et cette fiscalité, qui dépendent du contrat et de votre situation.
Exemple illustratif de simulation d'assurance vie
Prenons un capital de départ de 10 000 € et un versement de 200 € par mois. Sur 10 ans, le total versé atteint 34 000 €. Avec la formule du simulateur, le capital estimé serait de :
- profil prudent (hypothèse 2,5 %/an) : environ 40 071 €, soit 6 071 € de gains potentiels ;
- profil équilibré (hypothèse 3,5 %/an) : environ 42 870 €, soit 8 870 € de gains potentiels ;
- profil dynamique (hypothèse 5 %/an) : environ 47 527 €, soit 13 527 € de gains potentiels.
- Sur 20 ans avec les mêmes versements (58 000 € versés) : environ 78 674 €, 89 491 € ou 109 333 € selon le profil.
Exemple purement illustratif, calculé avec les hypothèses du simulateur, avant frais, prélèvements sociaux et impôt. Il ne préjuge en rien des performances futures d'un contrat réel.
Fiscalité de l'assurance vie en cas de rachat
L'assurance-vie n'est pas bloquée : vous pouvez effectuer un rachat partiel ou total à tout moment. Seule la fiscalité dépend de l'ancienneté du contrat, comptée à partir de la date du premier versement.
Seule la part de gains est imposée
Un rachat contient une part de capital versé (non imposable) et une part de gains, calculée au prorata. Exemple illustratif : sur un contrat valant 100 000 € pour 80 000 € versés, les gains représentent 20 % de l'encours. Un rachat de 10 000 € contient donc 2 000 € de gains : c'est sur ces 2 000 € seulement que porte l'imposition.
Avant 8 ans
Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, les gains rachetés avant le huitième anniversaire du contrat supportent un prélèvement forfaitaire de 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu (ou, sur option globale, le barème progressif), auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux.
Après 8 ans
Après huit ans, les gains bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, tous contrats confondus. Au-delà de l'abattement, le taux est de 7,5 % tant que l'ensemble des primes nettes versées sur vos contrats ne dépasse pas 150 000 €, et de 12,8 % pour la fraction qui excède ce seuil. Les prélèvements sociaux restent dus.
Les prélèvements sociaux
Sur le fonds euros, les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année, lors de l'inscription des intérêts au contrat. Sur les unités de compte, ils sont prélevés au moment du rachat, sur la part de gains. Leur taux est fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale : vérifiez le taux applicable à l'assurance-vie sur service-public.fr.
Assurance vie et transmission
Au décès de l'assuré, le capital est versé aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire, en dehors de la succession civile. Pour les primes versées avant 70 ans (article 990 I du CGI), chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € ; au-delà, le prélèvement est de 20 % jusqu'à 700 000 € taxables, puis de 31,25 %. Pour les primes versées après 70 ans (article 757 B du CGI), un abattement global de 30 500 € s'applique, tous bénéficiaires confondus, et les gains produits par ces primes sont exonérés. Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés.
Les limites d'un calcul en ligne
Une simulation ne choisit pas un contrat à votre place. Deux contrats affichant le même rendement brut peuvent produire des résultats nets très différents selon leurs frais, la qualité de leur fonds euros, l'éventail d'unités de compte proposé et les options de gestion. La répartition entre fonds euros et unités de compte doit aussi correspondre à votre horizon et à votre tolérance aux pertes, ce que l'assureur ou le courtier doit vérifier avant toute souscription.
Le cabinet GIEA, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 25009835, compare les contrats du marché et peut commenter votre simulation avec vous, au cabinet à Paris 16 ou en visioconférence, où que vous habitiez en France.