GIEA Paris 16

Assurance-vie

Le placement préféré des Français pour épargner, faire fructifier et transmettre son capital.

Comprendre assurance-vie

L'assurance-vie est le placement préféré des Français et pour cause : elle offre une grande souplesse, une fiscalité avantageuse et des possibilités de transmission optimisées.

Chez GIEA Paris 16, nous sélectionnons les meilleurs contrats du marché et vous accompagnons dans le choix des supports d'investissement adaptés à votre profil et vos objectifs.

Que vous souhaitiez constituer une épargne disponible, préparer votre retraite ou organiser la transmission de votre patrimoine, l'assurance-vie s'adapte à toutes les situations.

Être rappelé

Ce que l'assurance-vie est réellement

Le mot induit en erreur. L'assurance-vie n'est pas une assurance décès : c'est une enveloppe d'épargne, dans laquelle vous logez des supports d'investissement, et qui bénéficie d'un régime fiscal et successoral particulier.

Cette enveloppe ne connaît aucun plafond de versement, contrairement au Livret A ou au PEA. Votre épargne y reste disponible en permanence : un contrat n'est jamais bloqué huit ans, contrairement à une croyance tenace. Le délai de huit ans conditionne un avantage fiscal, pas la disponibilité des fonds.

Elle se distingue en cela du PER, qui bloque l'épargne jusqu'à la retraite en échange d'une déduction immédiate. L'assurance-vie n'offre aucun avantage à l'entrée, mais reste mobilisable à tout moment — pour un projet, un coup dur, ou un besoin de trésorerie personnel.

Fonds en euros et unités de compte : où se joue le rendement

Un contrat se compose de deux familles de supports, dont l'équilibre détermine à la fois le rendement espéré et le risque supporté.

Le fonds en euros offre une garantie du capital versé, nette de frais de gestion. C'est l'assureur qui porte le risque. Sa contrepartie est un rendement modéré, historiquement corrélé aux taux obligataires.

Les unités de compte regroupent tout le reste : fonds actions, obligations, SCPI et supports immobiliers, produits structurés, fonds thématiques. Le capital n'y est pas garanti — vous supportez directement les variations des marchés — mais le potentiel de rendement est sans commune mesure sur un horizon long.

L'erreur la plus fréquente consiste à raisonner en tout ou rien. Un contrat entièrement en fonds euros, sur un horizon de vingt ans, se contente le plus souvent de suivre l'inflation. Un contrat entièrement en unités de compte expose une épargne dont on peut avoir besoin dans trois ans. L'allocation se construit à partir de votre horizon réel et de votre tolérance aux baisses, pas d'un profil type coché sur un formulaire.

Un point technique décisif pour un contrat de long terme : la présence de SCPI en unités de compte, et surtout le pourcentage de loyers effectivement reversé. D'un contrat à l'autre, cet écart change substantiellement le rendement immobilier réel.

  • Fonds en euros : capital garanti, rendement modéré, risque porté par l'assureur
  • Unités de compte : capital non garanti, potentiel supérieur, risque supporté par l'épargnant
  • SCPI en unités de compte : vérifier le taux de reversement des loyers, très variable
  • Gestion libre ou pilotée : la seconde délègue les arbitrages, avec des frais supplémentaires
  • Frais sur versement, de gestion et d'arbitrage : les trois postes à comparer avant de souscrire

La fiscalité des rachats, expliquée simplement

Premier principe, souvent mal compris : lorsque vous effectuez un rachat, vous n'êtes imposé que sur la part de gains contenue dans ce rachat, jamais sur le capital que vous avez vous-même versé.

Avant huit ans, ces gains supportent le prélèvement forfaitaire unique, soit 30 % au total — 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. L'option pour le barème progressif reste possible si elle vous est plus favorable.

Après huit ans, deux avantages se cumulent. Un abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour une personne seule, porté à 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Et, au-delà de cet abattement, un taux d'impôt sur le revenu réduit à 7,5 % pour la fraction correspondant à des primes versées inférieures à 150 000 €, les prélèvements sociaux de 17,2 % restant dus.

En pratique, un couple disposant d'un contrat de plus de huit ans peut retirer chaque année une somme dont la part de gains reste inférieure à 9 200 € sans acquitter d'impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux s'appliquent. C'est ce mécanisme qui fait de l'assurance-vie un excellent outil de complément de revenus à la retraite.

D'où une recommandation constante de notre part : ouvrez un contrat même avec une somme modeste, uniquement pour prendre date. C'est la date d'ouverture qui fait courir le délai de huit ans, pas le montant.

Les seuils et taux indiqués correspondent au régime en vigueur pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017. Les contrats anciens peuvent relever de règles différentes ; nous les examinons au cas par cas.

Transmettre : le véritable atout de l'enveloppe

C'est ici que l'assurance-vie n'a pas d'équivalent. Les capitaux versés aux bénéficiaires désignés échappent, dans une large mesure, aux droits de succession — ils sont traités hors succession civile.

Pour les primes versées avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire dispose d'un abattement de 152 500 €. Au-delà, un prélèvement de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 €, puis de 31,25 %. Cet abattement se calcule par bénéficiaire : désigner trois personnes permet de transmettre trois fois 152 500 € en franchise.

Pour les primes versées après 70 ans, le régime change : un abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus, s'applique aux seules primes — les gains produits par ces primes sont, eux, intégralement exonérés de droits de succession.

Verser avant 70 ans reste donc nettement plus favorable, mais continuer à verser après cet âge conserve un intérêt réel, souvent négligé, grâce à l'exonération totale des gains.

La clause bénéficiaire : la ligne la plus importante de votre contrat

C'est une phrase, parfois deux, et c'est le point le plus fréquemment défaillant des contrats que nous auditons.

La clause type proposée par défaut — « mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers » — convient à une situation familiale simple et stable. Elle devient inadaptée dès qu'apparaît un divorce, une famille recomposée, un partenaire de PACS, un concubin, ou une volonté de transmettre à un petit-enfant ou à une association.

Nous rencontrons régulièrement des clauses désignant nommément un ex-conjoint, jamais modifiées après séparation. En l'absence de mise à jour, c'est bien cette personne qui perçoit les capitaux.

Une clause bien rédigée peut aussi organiser un démembrement, en attribuant l'usufruit au conjoint survivant et la nue-propriété aux enfants. Un tel montage se prépare, et il se coordonne avec votre notaire.

Notre première action lors d'un audit consiste systématiquement à relire cette clause. C'est la correction la moins coûteuse et la plus lourde de conséquences que nous puissions apporter à un contrat existant.

Les frais : le seul paramètre que vous maîtrisez vraiment

Personne ne connaît le rendement des marchés sur vingt ans. En revanche, les frais d'un contrat sont connus le jour de la signature, ils s'appliquent quoi qu'il arrive, et ils sont négociables. C'est le premier levier de performance d'une assurance-vie, très loin devant le choix des supports.

Quatre postes se cumulent. Les frais sur versement, prélevés à chaque dépôt, atteignent encore couramment plusieurs pour cent dans les réseaux traditionnels, alors qu'un contrat correctement négocié peut les ramener à zéro. Les frais de gestion annuels s'appliquent chaque année à l'encours, séparément sur le fonds en euros et sur les unités de compte. Les frais d'arbitrage se déclenchent à chaque réallocation. Les frais de mandat, enfin, s'ajoutent lorsque la gestion est déléguée.

Le mécanisme à comprendre est celui du cumul. Un écart annuel qui paraît anodin sur une année s'applique à un capital qui grossit, et se répète pendant vingt ou trente ans. Sur un horizon long, la différence entre deux contrats identiques aux frais près se compte en dizaines de milliers d'euros.

S'y ajoute une couche souvent invisible : les frais internes des supports eux-mêmes, qui viennent en déduction de leur performance affichée. Un fonds actions classique et un fonds indiciel équivalent ne supportent pas les mêmes prélèvements internes.

Notre travail consiste à faire apparaître ces quatre lignes en clair, poste par poste, avant toute signature. Un contrat dont on ne peut pas énumérer les frais n'a pas été comparé.

  • Frais sur versement : négociables, et nuls sur les contrats les plus compétitifs
  • Frais de gestion annuels : distincts entre fonds en euros et unités de compte
  • Frais d'arbitrage : à vérifier si vous comptez réallouer régulièrement
  • Frais de mandat en gestion pilotée : une couche supplémentaire, à mettre en regard du service rendu
  • Frais internes des supports : invisibles sur le relevé, ils s'imputent sur la performance

Mobiliser son contrat sans le racheter : l'avance et le nantissement

Un besoin de trésorerie ne conduit pas nécessairement à effectuer un rachat, et beaucoup de détenteurs l'ignorent.

L'avance est une mise à disposition de fonds consentie par l'assureur, garantie par votre contrat, moyennant un taux fixé au contrat et un remboursement dans un délai généralement limité à quelques années. Sa vertu tient à sa nature : ce n'est pas un rachat. Votre épargne continue de travailler, l'antériorité fiscale n'est pas entamée, et aucune imposition n'est déclenchée.

Elle est particulièrement adaptée à un besoin temporaire et identifié : un décalage de trésorerie professionnelle, un délai entre l'achat d'un bien et la vente d'un autre, une échéance fiscale exceptionnelle.

Le nantissement relève d'une autre logique : le contrat est donné en garantie d'un prêt, le plus souvent professionnel ou immobilier. L'épargne reste investie, la banque dispose d'une sûreté, et l'emprunteur évite de liquider un placement performant pour constituer un apport.

Ces deux mécanismes intéressent particulièrement les indépendants et les dirigeants, dont les besoins de trésorerie sont par nature irréguliers. Ils supposent en revanche des conditions précises, propres à chaque contrat : nous les vérifions avant de les envisager.

Les limites réelles : ce que l'assurance-vie ne permet pas

Un conseil honnête suppose d'exposer aussi les limites de l'enveloppe, rarement mentionnées dans les argumentaires commerciaux.

Première limite : le traitement hors succession n'est pas absolu. Lorsque les primes versées sont manifestement exagérées au regard de l'âge du souscripteur, de sa situation patrimoniale et familiale et de l'utilité du contrat, elles peuvent être réintégrées à la succession à la demande des héritiers. Le critère est apprécié au cas par cas par les tribunaux ; vider l'essentiel de son patrimoine sur un contrat au profit d'un tiers expose à une contestation.

Deuxième limite : le capital investi en unités de compte n'est pas garanti, et cette évidence mérite d'être répétée à chaque souscription. La garantie ne porte que sur le fonds en euros.

Troisième limite : la protection de l'épargnant en cas de défaillance de l'assureur est plafonnée. Le fonds de garantie des assurances de personnes intervient à hauteur de 70 000 € par assuré et par compagnie. Pour un patrimoine important, cette règle plaide pour une répartition entre plusieurs assureurs plutôt que pour la concentration sur un contrat unique.

Détenir deux ou trois contrats chez des assureurs distincts présente d'ailleurs un second intérêt, indépendant du risque de défaillance : il devient possible d'affecter à chacun une clause bénéficiaire différente, donc de dissocier proprement ce qui revient au conjoint, aux enfants ou à un tiers, sans rédiger de clause complexe.

L'appréciation du caractère exagéré des primes relève du juge et s'analyse avec votre notaire. Nous intervenons en amont, sur la structuration des contrats et la rédaction des clauses.

Auditer un contrat ancien : ce que nous regardons

Un contrat souscrit il y a quinze ou vingt ans en agence bancaire mérite un examen. Non pour être systématiquement remplacé — son antériorité fiscale est un actif précieux — mais parce que ses conditions ont souvent été dépassées par le marché.

Nous comparons quatre éléments : les frais de gestion appliqués aux unités de compte, l'étendue réelle de la gamme de supports accessibles, le rendement servi par le fonds en euros sur les cinq dernières années, et la rédaction de la clause bénéficiaire.

La bonne décision n'est presque jamais de fermer un contrat ancien : c'est de cesser d'y verser, tout en conservant son antériorité, et d'orienter les versements nouveaux vers un contrat mieux armé. Fermer un contrat de plus de huit ans pour en ouvrir un neuf revient à effacer un avantage fiscal acquis — une erreur que nous voyons trop souvent.

Les avantages

Épargne disponible

Accédez à votre capital à tout moment sans pénalité.

Fiscalité avantageuse

Bénéficiez d'abattements après 8 ans de détention.

Transmission optimisée

Transmettez jusqu'à 152 500€ par bénéficiaire sans droits.

Diversité des supports

Fonds euros sécurisés et unités de compte dynamiques.

Versements libres

Alimentez votre contrat selon vos capacités.

Gestion personnalisée

Pilotée, libre ou profilée selon vos préférences.

Pour qui ?

À qui s'adresse ce service ?

  • Épargnants souhaitant constituer un capital
  • Personnes préparant leur retraite
  • Parents souhaitant transmettre à leurs enfants
  • Investisseurs cherchant à diversifier leur patrimoine

Un conseiller dédié

Nos experts analysent votre situation et vous proposent les solutions les plus adaptées à vos objectifs.

Questions fréquentes

Puis-je retirer mon argent à tout moment ?

Oui. Votre épargne reste disponible en permanence, par rachats partiels ou total. Le délai de huit ans conditionne un avantage fiscal, il ne bloque jamais les fonds — c'est une confusion très répandue.

Quelle est la fiscalité de l'assurance-vie ?

Vous n'êtes imposé que sur la part de gains contenue dans un rachat, jamais sur le capital versé. Avant huit ans, ces gains supportent le prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Après huit ans s'ajoutent un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) et un taux d'impôt réduit à 7,5 % pour les primes versées inférieures à 150 000 €, les prélèvements sociaux de 17,2 % restant dus.

Comment choisir entre fonds euros et unités de compte ?

Le fonds en euros garantit le capital avec un rendement modéré ; les unités de compte offrent un potentiel supérieur sans garantie. L'allocation se construit à partir de votre horizon réel de placement et de votre tolérance aux baisses. Le tout fonds euros sur vingt ans suit à peine l'inflation ; le tout unités de compte expose une épargne dont vous pourriez avoir besoin à court terme.

Quel est l'avantage de l'assurance-vie pour la transmission ?

Les capitaux transmis aux bénéficiaires échappent largement aux droits de succession. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement de 152 500 €, puis d'un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € et de 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement global est de 30 500 €, mais les gains produits sont totalement exonérés.

Faut-il fermer un vieux contrat d'assurance-vie ?

Presque jamais. Son antériorité fiscale est un actif : fermer un contrat de plus de huit ans efface un avantage acquis. La bonne décision consiste généralement à cesser d'y verser tout en le conservant, et à orienter les versements nouveaux vers un contrat aux frais et à la gamme plus compétitifs.

Pourquoi ouvrir un contrat même avec une petite somme ?

Parce que c'est la date d'ouverture qui fait courir le délai de huit ans, indépendamment du montant. Ouvrir un contrat aujourd'hui avec quelques centaines d'euros, c'est prendre date : dans huit ans, l'antériorité fiscale sera acquise quel que soit le rythme de vos versements ultérieurs.

Quels frais faut-il comparer avant de souscrire ?

Quatre postes se cumulent : les frais sur versement, négociables et nuls sur les contrats les plus compétitifs ; les frais de gestion annuels, distincts entre fonds en euros et unités de compte ; les frais d'arbitrage ; et les frais de mandat en gestion pilotée. S'y ajoutent les frais internes des supports, invisibles sur le relevé. Sur vingt ou trente ans, l'écart entre deux contrats identiques aux frais près se compte en dizaines de milliers d'euros.

Puis-je obtenir des liquidités sans racheter mon contrat ?

Oui, par une avance : l'assureur met des fonds à votre disposition, garantis par le contrat, moyennant un taux et un remboursement à échéance. Comme il ne s'agit pas d'un rachat, l'épargne continue de travailler, l'antériorité fiscale est préservée et aucune imposition n'est déclenchée. Le nantissement, lui, permet de donner le contrat en garantie d'un prêt sans le liquider.

Faut-il détenir plusieurs contrats d'assurance-vie ?

Au-delà d'un certain encours, oui. La protection du fonds de garantie des assurances de personnes est plafonnée à 70 000 € par assuré et par compagnie : répartir entre plusieurs assureurs limite cette exposition. Second intérêt, indépendant du premier : chaque contrat peut porter une clause bénéficiaire différente, ce qui permet de dissocier proprement ce qui revient au conjoint, aux enfants ou à un tiers.

L'assurance-vie échappe-t-elle toujours à la succession ?

Non. Lorsque les primes versées sont manifestement exagérées au regard de l'âge du souscripteur, de sa situation patrimoniale et familiale et de l'utilité du contrat, les héritiers peuvent en demander la réintégration à la succession. Le critère s'apprécie au cas par cas devant le juge : concentrer l'essentiel de son patrimoine sur un contrat au profit d'un tiers expose à une contestation.

Prêt à concrétiser votre projet ?

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous accompagner et répondre à toutes vos questions.