À quoi sert une simulation de prévoyance ?
La prévoyance couvre les conséquences financières d'un accident de la vie : une incapacité temporaire de travail, une invalidité durable ou un décès. Simuler sa prévoyance revient à mesurer l'écart entre ce dont vous ou vos proches auriez besoin et ce que verseraient déjà votre régime obligatoire et, le cas échéant, votre employeur.
Le questionnaire en ligne recueille votre âge, votre situation professionnelle, vos revenus nets mensuels, votre objectif principal, puis quelques montants propres au sujet. Le résultat est une estimation indicative, calculée dans votre navigateur avec des hypothèses affichées à côté du résultat. Formule : revenu à assurer en cas d'arrêt = revenu net − indemnités de votre régime obligatoire. Si vous ne connaissez pas ces indemnités, l'outil retient une hypothèse de 50 % du revenu pour un salarié (sans plafond ni maintien de salaire) et de 30 % pour un indépendant. La perte est ensuite chiffrée sur un arrêt de six mois, sans déduire carence ni franchise. Le capital décès indicatif est égal à deux années de revenu net, plus les dettes non couvertes par une assurance emprunteur, plus 25 000 € par enfant à charge.
La méthode de calcul d'un besoin de prévoyance
Le besoin se calcule risque par risque, toujours selon la même logique : montant à maintenir, moins prestations déjà prévues, égale montant à assurer.
Arrêt de travail (incapacité temporaire)
On part du revenu à maintenir (votre revenu net, ou au minimum vos charges fixes). On en retire les indemnités journalières de votre régime obligatoire et le maintien de salaire éventuel de l'employeur. Il faut aussi tenir compte du délai de carence du régime obligatoire et de la franchise du contrat, c'est-à-dire des jours non indemnisés au début de l'arrêt.
Invalidité
En cas d'invalidité, la question devient durable : quelle rente faut-il pour compléter la pension d'invalidité du régime obligatoire jusqu'à la retraite ? Le niveau de rente dépend du taux d'invalidité reconnu et de la définition retenue par le contrat.
Décès
Le capital décès se dimensionne à partir des besoins des proches : nombre d'années de revenus à remplacer, dettes non couvertes par une assurance emprunteur, financement des études des enfants. Il peut être complété par une rente éducation ou une rente de conjoint.
Salariés, indépendants et professions libérales : des situations très différentes
Un salarié du privé perçoit en cas d'arrêt maladie des indemnités journalières de la Sécurité sociale égales à 50 % de son salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond et après un délai de carence de trois jours en règle générale. S'y ajoutent souvent un maintien de salaire par l'employeur et une prévoyance collective. Les employeurs ont par ailleurs une obligation conventionnelle de financer une prévoyance pour leurs cadres.
Les travailleurs non salariés et les professions libérales relèvent de régimes dont les règles (délais, montants, durée d'indemnisation) varient selon la caisse. La protection obligatoire est généralement plus limitée, en particulier en cas d'invalidité ou de décès. Leurs cotisations de prévoyance peuvent être déduites du bénéfice imposable dans les limites prévues par l'article 154 bis du CGI (contrats dits « Madelin »).
Exemple illustratif de calcul
Hypothèses fictives : un indépendant gagne 4 000 € nets par mois et supporte 2 500 € de charges fixes. On suppose que son régime obligatoire lui verserait 1 200 € par mois pendant un arrêt de travail.
- pour maintenir son revenu : 4 000 − 1 200 = 2 800 € par mois à assurer ;
- pour couvrir seulement ses charges fixes : 2 500 − 1 200 = 1 300 € par mois ;
- sur un arrêt de six mois, la perte non couverte serait de 16 800 € dans le premier cas, de 7 800 € dans le second.
Chiffres fictifs choisis pour illustrer la méthode. Les prestations réelles de votre régime dépendent de votre caisse, de vos revenus déclarés et de la durée de l'arrêt.
Les points à vérifier dans un contrat de prévoyance
- la franchise : nombre de jours non indemnisés au début d'un arrêt ;
- la définition de l'invalidité : barème fonctionnel, professionnel ou croisé ;
- les exclusions, notamment certaines affections du dos ou psychiques ;
- la base de calcul des garanties et ses plafonds ;
- les formalités médicales et la déclaration du risque à la souscription ;
- la revalorisation des prestations dans le temps.